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En savoir plus... sur la guerre des Cévennes

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Les Cévennes ont été le théâtre de la Guerre des Camisards, opposant les partisans de la réforme protestante aux troupes catholiques du roi, entre 1702 et 1705. Dès le XVIe et le XVIIe siècles, les diocèses de Nîmes, Alès et Uzès sont agités par les guerres religieuses. Bien que déjà persécutés avec les dragonades, les protestants y sont encore nombreux lors de la révocation de l'édit de Nantes le 18 octobre 1685. Et une grande majorité, plutôt que d'abjurer, préfère la fuite ou la clandestinité.

Une poignée de montagnards et paysans cévenols décide très vite de se soulever contre le pouvoir royal afin de retrouver la liberté de culte. C'est avec l'assassinat de l'abbé du Chaila au Pont-de-Montvert (au pied du Mont Lozère, aux sources du Tarn), le 24 juillet 1702, que l'on fait débuter ce conflit qui couvait en réalité depuis longtemps déjà.

Si le théâtre de la guerre se situe essentiellement dans les Cévennes et dans la plaine du Bas-Languedoc, les Camisards incitèrent cependant à plusieurs reprises les populations protestantes des régions voisines à se révolter : le Vivarais (actuel département de l'Ardèche), une partie du Dauphiné (Isère, Drôme et Hautes-Alpes) et le Rouergue (Aveyron). Nourries de prophétisme, soutenues par la population, les hostilités plongent les Cévennes dans la dissidence durant deux ans.

Si cette guerre "d'extermination" dure trois ans, la répression, elle, se poursuit jusqu'en 1787, date de l'édit de tolérance promulgué peu avant la Révolution.

 

Voir la Carte du théâtre de la guerre dans les Sévennes, le Languedoc et les pays aux environs où sont exactement observés les chemins etc. d’où les mécontents font leurs courses.

 

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